La chimie et l'environnement : La couche d'ozone - Quiz
La couche d'ozone
À plusieurs dizaines de kilomètres au-dessus de nos têtes se trouve une région de l'atmosphère appelée la couche d'ozone. Cette couche extrêmement mince agit comme un véritable filtre naturel en absorbant une grande partie des rayonnements ultraviolets (UV) les plus dangereux émis par le Soleil.
L'ozone est une molécule constituée de trois atomes d'oxygène, de formule O₃. Il se forme naturellement dans la stratosphère grâce à l'action des rayons ultraviolets sur les molécules de dioxygène (O₂). Sous l'effet de cette énergie, certaines molécules d'oxygène se séparent puis se recombinent pour former de l'ozone. En permanence, des molécules d'ozone apparaissent tandis que d'autres disparaissent : cet équilibre chimique maintient normalement une quantité stable d'ozone dans la haute atmosphère.
Une molécule qui peut protéger ou polluer
Il est important de distinguer deux types d'ozone. Dans la stratosphère, située à haute altitude, l'ozone constitue un véritable bouclier protecteur contre les rayonnements ultraviolets. En revanche, près du sol, dans la troposphère, l'ozone devient un polluant atmosphérique qui peut irriter les voies respiratoires et participer à la formation du smog, un brouillard gris ou jaune causé par la pollution de l'air. Ce nom provient des mots anglais smoke (fumée) et fog (brouillard). Une même molécule peut donc être bénéfique ou nuisible selon l'endroit où elle se trouve.
La destruction de la couche d'ozone
Au cours du XXe siècle, les scientifiques ont découvert que certains produits chimiques fabriqués par l'être humain, notamment les chlorofluorocarbures (CFC), pouvaient atteindre la stratosphère. Ces substances étaient autrefois utilisées dans les réfrigérateurs, les aérosols ou certains systèmes de climatisation.
Sous l'action des rayons ultraviolets, les molécules de CFC libèrent des atomes de chlore. Ces atomes peuvent alors participer à des réactions chimiques qui détruisent les molécules d'ozone. Le chlore agit comme un catalyseur : il n'est pas consommé immédiatement et peut provoquer la destruction d'un très grand nombre de molécules d'ozone avant d'être neutralisé.
Cette diminution de l'ozone est particulièrement importante au-dessus de l'Antarctique, où apparaît chaque année le phénomène appelé « trou de la couche d'ozone ». Il ne s'agit pas d'un véritable trou vide dans l'atmosphère, mais d'une zone où la concentration en ozone devient beaucoup plus faible pendant certaines périodes de l'année.
Les conséquences d'une diminution de l'ozone
Une couche d'ozone moins épaisse laisse passer davantage de rayonnements ultraviolets. Une exposition excessive à ces rayonnements peut augmenter les risques de coups de soleil, accélérer le vieillissement de la peau, provoquer certaines maladies des yeux et favoriser l'apparition de cancers cutanés.
Les conséquences concernent également les écosystèmes. Les plantes, les organismes marins microscopiques comme le phytoplancton et de nombreux animaux peuvent être perturbés par une augmentation des rayonnements UV. Comme le phytoplancton est à la base des chaînes alimentaires océaniques, une modification de son fonctionnement a des effets sur tout l'équilibre des milieux marins.
La protection de la couche d'ozone
Face à cette menace, de nombreux pays ont adopté des mesures internationales pour limiter progressivement la production et l'utilisation des substances destructrices de l'ozone. Ces décisions ont permis de réduire fortement les émissions de CFC et d'autres composés responsables de sa dégradation.
Les scientifiques continuent aujourd'hui de surveiller l'évolution de la couche d'ozone grâce à des satellites, des ballons-sondes et des stations de mesure réparties dans le monde entier. Ces observations montrent que la couche d'ozone se reconstitue lentement grâce aux efforts réalisés, même si cette évolution demande plusieurs décennies.