La classification des végétaux
Les végétaux regroupent toutes les plantes qui produisent leur propre nourriture grâce à la photosynthèse. Depuis leur apparition il y a plus de 470 millions d'années, ils ont beaucoup évolué. Les scientifiques les classent en quatre grands groupes, qui correspondent à leur évolution au cours du temps.
Les premiers végétaux terrestres sont les mousses. Elles ne possèdent ni vraies racines, ni fleurs, ni graines. Elles vivent surtout dans les endroits humides et se reproduisent grâce à des spores.
Plus tard sont apparues les fougères. Elles possèdent de véritables racines, une tige et des feuilles appelées frondes. Comme les mousses, elles ne produisent ni fleurs ni graines et se reproduisent également par des spores.
Les conifères sont ensuite apparus. Ils produisent des graines, mais pas de fleurs. Leurs graines se développent dans des cônes, souvent appelés pommes de pin. Les sapins, les pins, les épicéas et les cèdres appartiennent à ce groupe.
Enfin sont apparues les plantes à fleurs, aujourd'hui les plus nombreuses. Elles produisent des fleurs qui, après la pollinisation et la fécondation, donnent des fruits contenant les graines. Les arbres fruitiers, les céréales, les légumes, les herbes et la plupart des fleurs de nos jardins appartiennent à ce groupe.
Au cours de leur évolution, les végétaux ont progressivement acquis de nouvelles caractéristiques : d'abord les racines et les feuilles, puis les graines, et enfin les fleurs et les fruits. Cette évolution leur a permis de coloniser presque tous les milieux terrestres.
Aujourd'hui, les plantes à fleurs représentent environ 90 % des espèces végétales connues, tandis que les mousses, les fougères et les conifères continuent d'occuper des milieux où ils sont particulièrement bien adaptés.
Les fougères
Les fougères sont apparues il y a environ 360 millions d'années. Elles appartiennent au groupe des ptéridophytes. Contrairement aux mousses, elles possèdent de véritables racines, une tige et de grandes feuilles appelées frondes.
La tige des fougères est souvent souterraine. Elle forme un rhizome, une tige horizontale qui produit chaque année de nouvelles frondes et de nouvelles racines. Chez certaines espèces tropicales, la tige peut devenir un véritable tronc.
Les fougères possèdent des vaisseaux conducteurs qui transportent l'eau et les nutriments dans toute la plante. Grâce à ce système, elles peuvent atteindre une taille beaucoup plus importante que les mousses.
Les jeunes frondes sont enroulées sur elles-mêmes. En grandissant, elles se déroulent progressivement. Cette forme caractéristique est appelée crosse. Les frondes assurent la photosynthèse et permettent à la plante de fabriquer sa matière organique.
Les fougères ne produisent ni fleurs, ni fruits, ni graines. Elles se reproduisent grâce à des spores. Celles-ci sont regroupées sous les frondes dans de petits amas brunâtres appelés sores. À maturité, les spores sont libérées et dispersées par le vent.
Comme chez les mousses, la fécondation nécessite la présence d'eau. Après la germination d'une spore apparaît un minuscule organisme appelé prothalle, qui produit les cellules reproductrices. Après la fécondation, une nouvelle fougère se développe.
Les fougères vivent principalement dans les forêts, les sous-bois, les falaises humides et les bords des cours d'eau. Elles apprécient les milieux frais et ombragés, même si certaines espèces supportent des conditions plus sèches.
Au Carbonifère, il y a plus de 300 millions d'années, d'immenses forêts de fougères arborescentes recouvraient la Terre. En se décomposant puis en étant enfouies, elles ont participé à la formation d'une grande partie des gisements de charbon exploités aujourd'hui.